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Friday, February 08, 2008

Faillite du système éducatif marocain...

Les manuels d'occasion comme emballage pour les cacahouètes et les graines de tournesol grillées, une preuve de la faillite du système éducatif marocain ?

Après avoir été gratifié par le dernier classement d'indicateur du développement humain (IDH) du PNUD en étant le 126ème parmi 177 pays, le Maroc est, une fois de plus, gratifié par la Banque Mondiale en étant un parmi les cancres du système éducatif dans la zone MENA (Moyen & Proche Orient & Afrique du Nord) à côté du Djibouti, du Yemen et de l'Irak.

Voyons : au Yemen, on voue une adoration pour le qat et les kalachnikovs & autres joujoux brulants dispnible facilement dans les marchés comme de la pomme de terre et des tomates et des personnes, notamment touristes ou agents de l'autorité, se font enlevé par des tribus. Pour l'Irak, rien ne se cache depuis très longtemps au point de se demander quand les pauvres gens vont bénéficier d'une sorte de trève des confiseurs pour ne pas dire un arrêt total des explosions et massacres quotidiens pour des futilités pseudo-éthnico-religieuses. Djibouti, n'en parlons pas puisque il est situé dans une zone désertique du Corne de l'Afrique avec comme voisins la Somalie, l'Ethiopie et l'Érythrée avec les troubles qu'il y a. Alors, quelle excuse ou prétexte le Maroc utilisera pour justifier ce résultat médiocre ? Tout le monde, officiels compris, parlent d'une crise dans le système éducatif. Cependant, bien qu'il y ait une charte élaborée par la Cosef pour la réforme de l'enseignement, cette dernière marche tellement lentement qu'un escargot pourrait la dépasser.

Si je voudrai parler des problèmes que connait notre système éducatif, il faudrait non pas un billet mais un livre pour énumérer tous les maux. J'essaierai quand même de citer les principaux problèmes :
  • Arabisation : Pourquoi décider d'enseigner des matières scientifiques telles que les maths, physiques, chimie et sciences naturelles en arabe du primaire au lycée et, comme par magie, ces dernières sont en français dans les universités ? Les pauvres élèves sont vraiment perdus en essayant de trouver les traductions des termes scientifiques et techniques.
  • Les élèves marocains sont comme des dictaphones : ils n'apprennent pas à comprendre, à réfléchir, à discuter et avoir un esprit critique. On leur demande seulement de réciter par cœur et de répondre tel qu'il est dans le but d'avoir de bonne note. Les élèves ingurgitent leurs cours seulement pour les "vomir" durant les examens et les oublier après. Il ne faut s'étonner que le phénomène de la triche avec ses techniques anciennes comme les petits bouts de papier des résumés de cours miniaturisés et nouvelles comme les téléphones portables. De même, certains professeurs donnent plus de notes aux élèves qui répondent exactement avec les phrases cités par l'enseignant. Pas étonnant si beaucoup d'élèves haïssent "la poésie" transformée en "récitation".
  • Les enseignants : parfois, conscient de l'existence de bons enseignants qui se bataillent corps et âmes dans leur noble mission, je voudrai savoir si d'autres méritent cette célèbre citation arabe où le maître a failli être prophète. Si les enseignants disent avoir des problèmes avec leur ministère de tutelle en ce qui concerne les promotions, les salaires et les conditions de travail, ils ne doivent prendre les élèves comme otage. Ce qui m'outre le plus est que des incompétents enseignent mal leur matière et d'autres, bien que compétent, font exprès de rien apprendre aux élèves et leur conseille de faire des cours supplémentaires chez lui pour avoir de meilleures notes. Tant pis pour les pauvres qui ne peuvent pas s'offrir ce luxe. En plus, les enseignants ont-ils appris les méthodes de pédagogie ? Et la formation continue ?
  • L'insuffisance ou l'absence des activités extra-scolaires : par exemple, à quoi servent les bibliothèques des écoles quand elles n'ont pas les ouvrages nécessaires à l'épanouissement des élèves, ou qu'elles sont fermés tout le temps ou que les bibliothécaires jouent le rôle de videurs avec "tu entres" & "tu n'entres pas", où comme les salles d'informatique qui, bien qu'équipées, restent toujours fermées. Je ne parlerai pas des journées culturelles ou des compétitions sportives entre les établissements. C'est de la chance limite science-fiction.
  • L'orientation : un des points noirs qui pourrait détruire la vie à cause d'un mauvais choix. Malheureusement, les chargés ne font pas vraiment leur travail à cause d'une mauvaise communication et le non respect des aspirations de l'élève en fonction de ses performances. Les mauvaises langues disent même que certaines formations ne sont divulgués que vers peu de gens plutôt élitistes et chanceuses. Donc, il y a un problème grave au niveau de la circulation de l'information, surtout si c'est relatif à des formation de qualité et à des bourses.
  • Etc. (Je laisse l'initiative aux lecteurs d'ajouter les problèmes dans les commentaires)
Je me rappelle d'une discussion avec une vieille personne concernant l'éducation à l'époque du protectorat. Ce qui m'a choqué est que le fait qu'une catégorie que je ne la nommerai pas disaient aux simples gens de ne pas envoyer leurs enfants aux écoles françaises de l'époque pour "contrer l'occupation" en utilisant des prétextes qui faisaient "peur" ("Ils leur feront changer de religion", "Ils leur apprendront des trucs de mécréants" et etc.) alors qu'elle faisait le contraire, consciente que sa progéniture aura un bagage suffisant de connaissances pour dominer leur environnement et qui a eu raison dans son choix des décennies plus tard. J'ai vu même dans un documentaire consacré aux relations franco-marocaines sur 2M il y a plusieurs années une dame française ayant vécu au Maroc et qui aurait aidé Allal El Fassi, fondateur du parti nationaliste Istiqlal et à tendance arabisante, à faire entrer ses enfants dans une école française. Sans commentaire.

Pour que je ne sois pas taxé de sapeur de la morale de la nation et parce que je suis fatigué, je vous laisse avec cette pause rire :

3 comments:

Mounir said...

Viens réfléchir avec nous autour de l'appelde Taha Balafrej :
http://balafrejtaha.blogspot.com/2008/02/basta.html
Pour plus d'info, lis mob billet :
http://moidanstousmesetats.blogspirit.com/archive/2008/02/07/avec-taha-balafrej-pour-mobiliser-a-reflechir-sur-notre-educ.html

Qu'on se mobilise pour le sauvetage de l'éducation au Maroc

EL GORDE Mohamed Mouâd said...

J'ai lu le billet et je suis d'accord avec lui.
Espérons que cet appel n'aura pas les critiques ou les inepties qu'ont connus d'autres comme celui d'ARB ou de celui dont le symbole est le tracteur.

Ecole Supérieure Rabat said...

Le système éducatif marocain reflète le pays. Il est le premier à en subir la pression démographique. Même s'il reste beaucoup à faire, les chiffres révèlent un effort exceptionnel de l’État qui y consacre le quart du budget. Malgré l'investissement massif, l'éducation offre une image pauvre.