Recherche personnalisée

Thursday, September 25, 2014

L'hébergmement chez l'habitant au Maroc : en danger ?

Après avoir lu ce billet, vous allez sans doute avoir un nouveau réflexe : Visiter régulièrement le site web du Secrétariat Général du Gouvernement.

Récemment, le projet de loi n° 80-14 relative aux établissements touristiques et aux autres formes d'hébergement touristique a été déposé dans le site web de la SGG le 11 septembre dernier (En arabe et en français). Parmi les points traités figure "les autres formes d'hébergement touristique". Comprenez le bivouac, l'hébergement chez l'habitant et tout autre forme que le projet de loi a considéré comme "alternatives" (Voir chapitre 3). Ici, je ne parlerai pas des conditions et des sanctions. Tout est dans le projet. Cela n'empêche pas de discuter.

Je me rappelle encore de ce voyage à Imouzzer Kandar et Moulay Yaacoub alors enfant avec mon feu oncle et un ami à lui. Nous avions loué une chambre chez un habitant et on n'était pas les seuls puisque d'autres y étaient chez lui. & récemment, AirBNB est devenu à la mode et certains marocains ont mis en offre maisons ou bien chambres, sans parler du Couchsurfing qui est plutôt gratuit. Bien sûr, les hôteliers ne verront pas cela d'un bon œil et cette loi risque de leur donner raison. Qu'on se rassure, le combat d'arrière garde n'est pas uniquement qu'au Maroc.

Selon le point de vue des opérateurs hoteliers, que reproche-t-on le fait d'habiter chez un habitant ou une famille, moyen pour certains de mieux connaitre le pays ou tout simplement de réduire les frais dans ces temps durs ?
  • Certaines offres des habitants ne respectent pas les normes de sécurité et d'hygiène (On pourra dire idem pour des hôteliers indélicats) ;
  • Ceux qui offrent leurs chambres ou maisons en somme sonnante et trébuchante ne déclarent pas. Donc ils sont dans l'informel (& les salariés de certains hôtel sont déclarés, non ?).
Après une lecture que je reconnais sommaire concernant l'hébergement chez l'habitant, je me demande s'il n'y aura pas d'arbitraire concernant la vérification des normes d'hygiène et de sécurité ainsi que la déclaration des revenus et des clients touristes. L'hébergement chez l'habitant, le bed and breakfast, le homestay ou le couchsurfing ne doivent pas être vu comme une concurrence mais en tant qu'offres complémentaires, surtout dans certaines zones reculées ou peu touristiques gnre petites villes. Ceci doit être assimilé par les hôteliers qui semblent en retard (Le patron des hoteliers n'aurait jamais entendu parler du site de Couchsurfing selon Telquel) ainsi que ceux qui ont conçu ce projet de loi. Un encadrement et un accompagnement afin de mieux organiser l’hébergement chez l'habitant au lieu de faire la chasse aux sorcières sera un deal win win pour tout le monde.

Tuesday, September 09, 2014

Agadir : Sons/Sounds (Expérience sensorielle/Sensorial experience)

Ceci est une expérience sensorielle. Partout  dans le monde, on peut se sentir être à Agadir à travers les sons de la vie quotidienne. Profitez-en. Plus ici.

This is a sensorial experience. Anywehre in the world, you can feel being in Agadir through he sound of the daily life there. Enjoy. More here.







Saturday, September 06, 2014

Bloguer à visage découvert/couvert...

Une question me tracassait de temps en temps : Vaut-il mieux que j'écrive tout en gardant mon anonymat ou bien à visage découvert ? Une question délicate surtout quand les traces que tu laisses sur Internet permet d'avoir une idée plus ou moins exact sur ta personne, ton pouvoir d'achat et de tes penchants en général : politique, religion, sport, sexe et j'en passe. & certains ont passé un sale temps à cause de leur avis diffusés sur Internet, volontairement ou involontairement.

Quand j'ai démarré ce blog, je ne me suis pas posé trop de question sur le fait d'être anonyme ou pas. Je parlais seulement de tout ce qui me tient ou qui m'intéresse, des choses personnelles, du vécu. J'ai évité de parler tout sujet polémique que je perdrai le contrôle. Si tu veux dire que je fais de l'auto-censure, peut être. Je joue sur la prudence. Comme l'a dit John Keating dans le film "Dead poets society" :
There's a time for daring and there's a time for caution, and a wise man understands which is called for.
 Dans la blogosphère marocaine, du moins durant son apogée, on pourrait trouver des blogs très intéressants dont les blogueurs ont choisi les pseudonymes et d'autres qui écrivaient à visage découvert. L'activité était intense, les commentaires fusaient dans certains blogs et un espace de discussion commençait à émerger. Plusieurs évènements ont donné un coup dur aux blogs : l'affaire Mortada, la disparition de l'excellent MoTIC qui m'a permis de mieux connaitre les mauvaises pratiques dans le telecom au Maroc, l'émérgeance de Facebook &Twitter qui a érodé la part des blogs et peu être même le fait que les utilisateurs découvrent effarés le fait d'être pistés sur Internet et donc de connaitre les techniques d'éviter d'être identifiés su le web. Chose qui s'est avéré plus imposante depuis 2011. Mais le problème d'être anonyme est d'être quand même identifié ou pire trahi (7didane qui a sabordé son blog & Ibnkafka qu'un idiot l'a dévoilé). Être traité de lâche ou de peureux fait partie des risques du blogueur anonyme. Sans parler bien sûr de l'obligation d'utiliser Tor et le cryptage pour brouiller les pistes. Là, c'est pour les trucs durs qui ne sont pas ma tasse de thé.

Alors anonyme ou pas ? Tout est dans ton usage d'un blog et le choix d'avoir le quart d'heure de gloire promis par Andy Warhol ou bien d'éviter le sale quart d'heure ou plus.

L'expérience Connect Institute

Cela faisait un bout de temps que je voulais parler de Connect Institute. Un concept particulier qui permet un espace d'échange, de discussion & plus encore entre les membres issus d'âges & de milieux différents que le hasard a voulu qu'ils soient à Agadir.
J'ai adhéré à Connect Institute en février 2014. Ce fut une agréable occasion de revoir Taha Balafrej, initiateur du projet. La dernière fois, ce fut lors de l'effervescence des blogs au Maroc entre 2007 & 2010 ou presque. Petit à petit, j'ai rencontré des personnes de milieux différents que peut être je n'aurais jamais eu l'occasion d'aborder un jour.

Les activités ne manquent pas : des séances Yoga, Acting, Jismy organisées durant la semaine, une session Feed bimensuelle où c'est une occasion d'écouter un ou plusieurs intervenants sur plusieurs sujets & surtout les sorties mensuelles dans plusieurs endroits de la régions. Ce fut l'occasion pour moi aller à des endroits que je n'aurais jamais pu y accéder seul.
Jeudi dernier, la première réunion de la 2ème saison a démarré avec un récapitulatif riche de l'activité de l'institut, des entractes musicales sur son de l'oud et une présentation des activités qui seront organisées. Pour en savoir plus et rencontrer les membres, une journée porte ouverte sera organisée le 11 septembre au local de Connect Institute.

Voici les coordonnées :
  • Tel: 05 28 22 78 82
  • Adresse: 3ème étage, N°11 - Imm. Borj Agadir - Avenue Cadi Ayad - Agadir (Voir Google Maps ici)
Ci-dessous, les moments forts. 

Monday, July 28, 2014

Hidden & other works of Hanna Heilborn & David Aronowitsch

Source: http://www.story.se/files/44/StillHidden1.jpg

During short film workshop I attended in Cairo in 2007, there were many projections of short documentaries. Among them, Hidden/Gömd. This one directed by Swedish Hanna Heilborn and David Aronowitsch. It's the story of a Peruvian boy who was obliged to live hidden in Sweden after joining his family and the consequences on his daily life. What is peculiar in this short is the mix of audio interview and animation.

This film is a part of a trilogy by the same duo: "Sharaf", the story of a Moroccan teenager who crossed to Canarias and "Slavar/Slaves" which is the tail of a young Sud Sudanese boy abducted to the north where he was exploited.

Sunday, June 29, 2014

Ramadan 1435...

Ramadan vient, Ramadan passe, Ramadan s'en va et Ramadan est attendu.

Pour certains, une période de remise en question et de révision spirituelle au delà de l'abstinence des aliments, du sexe et, oublié par beaucoup, des mauvaises actions et des injures. Pour d'autres, c'est juste une convention sociale qu'il faut supporter durant tout le mois pour revenir aux vieilles habitudes. A moins qu'on aie assez de chutzpah pour clamer le statut de déjeuneur ou d'oseille pour partir ailleurs et être libre de ses choix. Chacun sa conscience que je la respecterai.

J'avais des idées pour ce Ramadan sur mon blog. J'espère que je réussirai compte tenu des imprévus.

En tout cas, passez un joyeux Ramadan, jeûneurs ou pas !

Saturday, June 21, 2014

Madagascar : A journey diary

One of the best short animation I've ever saw. It's under the shape of a diary of Bastien Dubois, a young Frenchman who was visiting Madagascar. Its invitation to see the strange burial ceremoniy in countryside is a pretext to discover the nature, fauna and people of this unique island.

A must watch!

Sunday, June 01, 2014

Etat de flottement

Vivre dans un état flottement est tellement normal et anormal. Ça te dit de vivre sans se soucier et de se soucier des prochaines choses à faire que tu laisses traîner pour plus tard, plus tard. La proscarnisation. Un gros problème pour une personne comme moi.

Boulot, cours du soir, vie sentimentale aride... Je ne sais plus ce que je suis en train de faire.

Je voudrais dire un jour STOP, quitter tout et partir en vadrouille tant qu'on peut. Quand on aurait pu.

Je ne sais plus ce que je veux. Il fut un temps où tu avais les projets mais pas de moyens. Tu te retrouves avec des moyens mais les idées ont périmé ou ont quitté l'esprit pour ne voir qu'un désert aride dans l'esprit.

Je t'assure : rien bu ni mangé de bizarre. Si tu me dis une conquête féminine ou une aventure d'une nuit pour vider mon énergie, même pas la peine avec moi. Je ne suis pas intéressé.

Laisse-moi tranquille. Je n'ai pas trouvé de lieu où je pourrais pleurer sans me sentir gêné. Marre, ras le bol de tout. Frustré, fatigué.

Je n'en peux plus !

Au revoir ou adieu. 

Thursday, January 02, 2014

2014

Il est 2014. Il fallait réveiller le blog après un long hiatus.

2013 était particulier. Aller à Paris et surtout le festival de la BD à Angoulême fut le voyage tant rêvé. Je ne parlerai pas de la chance de questionner Leiji Matsumoto, le créateur du Captain Harlock aka Albator et d'assister à son hommage. Et des personnes que j'ai rencontrées entre connaissances et étrangers.

J'ai pu aussi voir certaines personnes que je lisait ou écouter comme la Team Matin Luxe. Voir et parler brièvement avec Chakir, Mélanie qui a quitté le navire et surtout Banon me marqueront ma mémoire, de même que Hind Taarji dans un café Politis consacré aux étrangers au Maroc fin septembre.

Les défis seront de lot cette nouvelle année. D'autant plus que les moments de doute, de tristesse et d'incapacité m'ont joué de sales tours. Cependant, Charlie Chaplin et le personnage de Truls dans la comédie norvégienne "Roi du curling" m'ont remonté le morale et même montré qu'ilaut persévérer.

Le démarrage a commencé.

Sunday, July 28, 2013

Voir le Trio Joubrane à Marrkaech

C'était un rêve qui venait de se réaliser : voir le trio Joubrane.

Géographie et date obligent, j'ai décidé de prendre l'autocar pour Marrakech pour leur dernier concert au Riad Denise Masson vendredi 26 juillet. Certains souffrent de ma longue façon de raconter. Autant en faire en points principaux.


  • Alors que je m'attendais à un voyage en groupe, ce fut ma tante, passant le Ramadan avec moi, qui m'accompagna à la dernière minute. Pour une fois qu'on cassera un peu le routine ramadanesque.
  • Les jeunes chats de la gare routière d'Agadir ne vous laisseront pas indifférents. Craquants et à défaut de nourriture, les câlins pourraient suffire.
  • Un touriste  près de moi lisait dans son E-book Kindle. Il était intrigué de voir une dame remettre l'Ipad à son mari, assis de l'autre côté avec son fils, afin de regarder dessins animés et un épisode de "L'couple". De même il regarda de haut sa voisine de devant regardant un épisode d'une série égyptienne. On devrait apprendre à utiliser les casques audio et encore. Un sacré tapage que le machiniste aurait été assez courageux pour supporter.
  • Une discussion s'enchaîna entre le jeune touriste et moi sur son E-book et les livres (Il lisait "Game of thrones" et moi "Le théorème du perroquet"). Il était australien et avec une amie voyageaient depuis 3 mois. Ils étaient au désert et prévoyaient d'aller vers Fès et Tanger avant de traverser le Détroit pour l'Espagne et le Portugal. Un jeune géant qui s'appelait Ross.
  • L'autocar s'est arrêté dans une station service à l'entrée de Marrakech. Un buffet attendait les convives qui sortaient des autocars stationnées. Ma tante et moi prîmes ce qu'il nous suffisait et prîmes place dans l'attente du moment du ftour. Plus tard, après avoir terminé, un couple de touristes canadiens m'ont demandé s'ils devaient laisser ou porter les plateaux. Plus tard, on discuta en allant vers notre autocar (On s'est trompé avec un autre similaire).
  • Bien que la gare routière CTM n'était pas loin de celle de Supratour, je me suis trompé de route et le gars de sécurité nous a montré le chemin obscur menant à la gare recherchée. Vu le risque de retard, on laissa  la question retour après le concert. Taxi !
  • Leçon apprise après une course poursuite et deux taxis : ne jamais se contenter du nom d'une petite ruelle, surtout quand Derb Zemrane se trouve dans 3 quartiers à Marrakech ! Un jeune a même pris la peine de nous aider à retrouver sans succès le fameux Riad Denise Masson. Au cybercafé, on apprit qu'il fallait aller à Dar El Bacha et non la mosquée Berima. Vite un autre taxi !
  • Après la galère digne du jeu de labyrinthe, nous arrivâmes à Dar El Bacha. Grâce aux indications des policiers et la vue des gens dans leur 31 donc susceptibles d'aller au concert, nous fîmes le sprint de la dernière ligne en marche. Une petite porte avec en haut "Derb Zemrane". Suivant un couple, nous arrivâmes enfin au riad dont l'entrée fut gardée par des agents de la sécurité. Resta les places où une spectatrice asiatique nous indiqua deux places libres au milieu des spectateurs assis. Gagné.
  • Je me doutais qu'il y avait un public marocain pour le trio Joubrane. J'ignorais que le concert serait plein à craquer des gens. Plutôt bon signe.
  • Un concert féerique où on avait l'impression que les 3 frères se communiquaient en complicité par le biais de leurs ouds, sans oublier le percussionniste à multiple instruments. La nuit étoilée, les palmiers et la brise ont rajouté à l'ambiance de la musique. Je ne dirait pas la complicité d'un des membres avec le public. Des instants de communion. Les pauvres devraient après le concert prendre l'avion de 4 heures du matin pour un concert en France. Dur dur.
  • Après le résumé, taxi vers Jamaa Lefna où nous marchâmes entre une foule dense des gens de tout genre toute couleur. Dans un restaurant où ma famille allait habituellement, j'ai commandé des sandwichs pour diner-s'hour. Après, taxi pour la CTM et retour à Agadir. Dommage que le temps nous manqua pour rester plus dans la nuit animée de Jamaa Lefna.
J'essaierai de mettre quelques photos du concert dès que possible.